« Les émotions vont et viennent comme des nuages dans un ciel venteux. La respiration consciente est mon ancre. »
Le Breathwork, littéralement « travail du souffle », est une pratique très ancienne, notamment issue du yoga et des pranayamas.
Le Breathwork que je transmets est né dans les années 1960. Je me suis formée auprès d’Alive Breathwork® et je suis praticienne certifiée. Cette école a été fondée par Lucille Fauque, elle a reçu les enseignements directs de Léonard Orr, fondateur du Rebirthing.
Le Breathwork est une pratique de respiration consciente. La respiration est le seul système dans le corps humain qui est à la fois autonome (nous respirons de manière automatique) et sur lequel nous pouvons agir (nous pouvons contrôler, donner une direction à notre souffle).
C’est une pratique de respiration consciente et connectée. Elle permet d’ouvrir la porte à tout ce qui est vivant en soi.
« Lorsque nous respirons avec conscience, nous nous ouvrons à une dimension plus vaste de notre être, au-delà des limites du mental. »
Cette pratique a de nombreux bienfaits :
“La respiration consciente peut augmenter la variabilité de la fréquence cardiaque, ce qui améliore une gamme de symptômes tels que le stress, l’anxiété, les maladies cardiovasculaires, la fatigue, l’obésité, la dépression et le vieillissement.”
Le Breathwork peut faire vivre des manifestations physiques qui paraissent impressionnantes telles que des spasmes, tremblements, parfois de la tétanie. Ces manifestations sont des cycles de contractions- relâchements du corps. Et nous pouvons agir dessus en bougeant, ralentissant le souffle, en faisant une pause dans la pratique.
Ces états sont passagers et permettent au corps de reprendre son pouvoir. L’intelligence du corps est innée et il sait ce dont nous avons besoin. Ecoutons-le et tendons l’oreille.
Cependant, et cela est très important, le Breathwork que je pratique n’est pas une libération émotionnelle, physique et/ou cathartique. Je n’invite pas non plus à l’hyperventilation. Le corps peut naturellement vivre des moments intenses mais si cela est trop pour l’organisme, nous pouvons dépasser les capacités de nos systèmes nerveux et nous (re)traumatiser.
Ma pratique du Breathwork est trauma-informée. Je ne vais pas pousser un processus. Créer un cadre sécure. Inviter au respect de ses capacités, à sentir ce que l’on peut accueillir aujourd’hui et ne pas aller au-delà. Le Breathwork n’est pas une pratique de performance. La personne qui respire peut faire des pauses, rester ancrée dans le présent. Si des manifestations intenses ont lieu, il peut s’agir de réminiscence traumatique on peut les “découper” petit bout par petit bout, sentir, réguler, s’appuyer sur une ressource, ressentir à nouveau.
Le Breathwork ne se substitue pas à un accompagnement médical ou thérapeutique.
Il peut être très intéressant de mener une psychothérapie en parallèle pour venir travailler en ce qui émerge en Breathwork ou d’aller respirer consciemment ce qui est nommé en thérapie.
